Mot de la direction artistique

Une rentrée très attendue…

Enfin du théâtre avec tout ce que le théâtre peut promettre de magie et d’émotions ! Ce fut sûrement une absence trop longue pour tous ceux qui ont à cœur cette forme d’art tant du côté du public, que des artistes et des lieux dont le silence devenait de plus en plus inquiétant. Heureusement que tout passe et que nous nous retrouverons de plus belle très bientôt avec plus d’entrain et d’enthousiasme que jamais. C’est en effet une rentrée très attendue de tous et notre expectative est grande à l’idée de vous retrouver pour partager ces moments de fébrilité. Même en étant obligé de prendre une pause, en raison de cette pandémie qui nous a séparée, nous avons quand même continué à prévoir cette saison très particulière que nous vous offrirons au fur et à mesure que le temps et les contraintes sanitaires le permettront.

En octobre, nous ouvrons donc la saison en grande avec un texte de Gabriel Robichaud, un auteur qui n’a plus besoin de présentation comme poète, dramaturge, comédien et intervenant culturel. Crow Bar, un texte qu’il a mis au point durant les dernières années, nous offre un regard unique et étonnant sur un monde qui vous surprendra. Dans un deuxième temps nous accueillerons également un regard d’un autre grand poète d’ici. Jonathan Roy, fait son entrée au théâtre en nous proposant Savèches, une production du Théâtre populaire d’Acadie.

En 2022, nous aurons aussi d’autres surprises, à commencer par Les Meilleurs frères de Daniel MacIvor, dramaturge de la Nouvelle-Écosse, dans une production du Théâtre populaire d’Acadie et une traduction de Jean-Philippe Raîche. Nous poursuivrons en nous rendant dans le Grand Nord avec Aalaapi qui signifie en inuktitut : “ faire silence pour entendre quelque chose de beau ”, mélangeant documentaire, projections et théâtre pour créer une œuvre où la parole des femmes inuites devient primordiale. Interrompu au moment de la pandémie, nous remettons à l’affiche le triptyque constitué de trois pièces d’autofiction des comédiens-auteurs Christian Essiambre, Pierre Guy Blanchard et Luc LeBlanc sous la direction de Philippe Soldevila. Nous faisons aussi une place aux jeunes autrices en mettant à l’affiche Les remugles ou La danse nuptiale est une langue morte, un texte de Caroline Bélisle, une deuxième production cette saison du théâtre l’Escaouette portant sur la solitude et l’isolement, des thèmes particulièrement de saison par les temps qui courent.

Nous avons d’autres paroles à vous faire entendre et dont nous vous ferons part en temps et lieu. En plus de notre saison, nous vous offrirons trois lectures de jeunes autrices et auteurs dont des textes récents de Xavier Lord-Giroux et de Caroline Bélisle, dans notre série des Inédits d’Acadie.

Cette saison sous le signe du retour en est une où la morosité de la pandémie cédera sa place à la variété, la diversité et la beauté comme seul le théâtre est capable d’en offrir. Nous espérons que vous répondrez en grand nombre à cette reprise de nos activités que nous avons placée sous le signe des mesures sanitaires en accord avec les avis et consignes qui nous seront prodigués au fur et à mesure que se déroulera cette rentrée très attendue.

Marcia Babineau
Direction artistique et codirection générale

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